Profitant d'une semaine de beau temps ( ? ) du mois d'août, petite balade autour de Luchon en évitant les endroits peuplés (quel monde à Luchon !)
Alors le tour des crêtes de la vallée d'Oueil prolongé vers le Céciré et les Crabioules par une petite vallée ignorée feront l'affaire.
Mais autonomie obligée hormis la possibilité d'utiliser les cabanes ouvertes.
Un peu de suspense le soir, en arrivant àla cabane : fermée ? occupée ? état ?
Enlevons le suspense tout de suite, en 4 nuits , que des bonnes surprises !
3 nuits seul et 4 jeunes allemands à la grande cabane des Crabioules.
Quant au temps, correct sous 1700m et beau au dessus de 2100m, entre les 2 :
une couche nuageuse et mon chemin sur les crêtes des deux premiers jours ! Bingo !
puis beau temps hormis un petit orage évidemment au moment de passer une petite crête rocheuse !
une derniere soirée devant le spectacle du cirque des Crabioules illuminé par un soleil filtrant entre les nuages ! et une intéressante discussion avec le berger de la cabane (1300 moutons répartis dans le cirque avec un chien seulement )
une belle sortie !
1er jour
Luchon
Après 3h de voiture, Luchon m'accueille pour déjeuner, et après midi montée sur la crête vers une cabane de chasseurs,1100m plus haut !
Ma cabane dans le nuage
grand confort
2eme jour :
les nuages sont toujours là et je poursuis sous cape ma progression ver le Mont Né point haut au fond de la vallée
en passant au col routier du Port de Balès, je sors de ma solitude pour dècouvrir ... plus de 100 voitures garées là ! Vite montons au Mont Né 2140 m où il ne restera q'une vingtaine de personnes égaillées autour du sommet
et miracle ! je suis sorti de la couche blanche , à peine !
à droite le Néouvielle
plus tard je repasse sous la couche
lac de Bordères embrumé
ma cabane équipée d'un BZ !!
troisième jour:
fin du tour d'Oueil et descente en vallée pour remonter vers le Céciré. Ma nuit a été coupée par une souris qui a déchiqueté soigneusement ma poche vide de lyophilisé; sous la lumière de ma frontale elle faisait presque la belle !
le soleil se lève, il fait beau !
fontaine de Garin
en remontant
plus haut, ma cabane quasi neuve
et la belle source
en me retournant
tenue de soirée
4 ème jour
après une très bonne nuit, la vallée est dans les nuages, direction le Céciré 2400m puis la cabane des Crabioules.
du Céciré , l'Aneto et son pauvre glacier
des Spijeoles à droite au Perdiguère
le cirque des Crabioules ( Maupas à gauche et Crabioules) derrière moi
du Néouvielle à gauche au Pic du midi avec Peyragudes devant
de Superbagneres à gauche à la vallée d'Oo
déjeuner près d'une source longtemps cherchée !
à flanc de montagne vers les Crabioules
en dessous la vallée du Lys,1000m plus bas, où je descendrai demain
l'orage arrive et c'est pas le bon endroit !
le moment chaud est passé et voilà la récompense
Maupas et Crabioules
et la cabane
les moutons remontent après l'orage
le berger pilote son chien à la voix
Maupas au couchant
5ème jour
descente vers la vallée du Lys (-1200m) et retour à Luchon en stop pour récupérer voiture et rentrer à Coulon
Le soleil se lève
une partie du troupeau
le bélier se fait tailler les ongles
et il se laisse faire , entre quelques épisodes musclés
Après cette grande parenthèse covidienne ( annulation de la rando raquettes des Alpes encore une fois), les portes s'ouvrent et je pars découvrir deux spots du Sud Est renommés : les Calanques de Marseille et le Canyon du Verdon
Deux jours pour les unes, une semaine autour du Verdon et des crêtes des Mourres et Chiran, voilà un bon petit programme
Sauter dans le train de Marseille et 5h plus tard me voilà sur place
Deux jours pour traverser ces Calanques de Marseille à Cassis en empruntant les sentiers du PR ou variantes, avec une interruption à Luminy (fac de Marseille) et aller-retour en bus pour revenir coucher à Marseille.
Montagne dans la mer, îles proches, petits ports et plages au fond des calanques, décor toujours changeant et sentiers au dessus ou au ras de l'eau, larges ou très pentus (echelles, cheminées), et cailloux parfois roulants.
Voilà le résumé de ces deux jours aussi passionnants que vantés, sous un ciel bleu et une petite brise pour tempérer la chaleur
Deuxième partie : le Verdon
Après ces deux jours dans les calanques, petite visite du vieux Marseille et tour du vieux port avant de prendre le bus qui m'emmènera a Moustiers
Le lendemain, visite du village et des alentours et transfert à Venasque, petit paradis loin du bruit
Après la traversée du massif du Mondenier, ce sera la montée au Chiran suivie de la crête des Mourres et descente du canyon du Verdon, puis retour au départ
Paysages encore verts et très fleuris à part les passages caillouteux, petit vent pour tempérer la chaleur, chemins tracés en grande partie, des gites agréables et sympas
Quant au Canyon, une belle balade variée que ce chemin Blanc Martel se frayant un passage entre les deux parois plus ou moins resserrées, au ras de l'eau ou en hauteur, en beau sentier ou escaliers raides. Un refuge de la Maline perché sur le bord du canyon et puis fin de la découverte le lendemain avec le chemin du Bastidon et retour à Venascle par les crêtes
Dernier jour bien rempli de marche vers Moustiers, puis bus vers Marseille et train pour Agen.
Après le sentier des douaniers en juillet, et malgré un we en Ariege au St Barthelemy, la montagne me gagne manque !
Alors de retour du Morbihan, la meteo étant prévue favorable pendant quelques jours, je monte une boucle de 4 jours là où les refuges ne sont pas pleins ( je réserve pour un we ) et saute dans la voiture : direction Barèges et le Néouvielle
Arrivé à midi vendredi je pose la voiture à mon futur point d'arrivée et pars vers la vallée qui m'emmène au refuge de La glère. 2h de montée tranquille et déja un beau site ouvert vers mon objectif de demain: le Néouvielle
Il y a quelques ...dizaines...d'années, nous y étions monté coté Oredon et avec un beau névé couvrant les éboulis ! à l'aise !
et un papi fétait ses 70 ou 80 ans avec ses nombreux copains sur le sommet (pas si grand que ça !)
Tiens au fait quel âge ai je ? hum pas loin du papi !
Donc en ce jour de 2020, je pars de l'autre vallée, par la brêche de Chausenque, et les névés ont subi le covid réchauffement climatique: que des gros cailloux !
de plus et c'est assumé par les locaux, aucune fiabilité des cairns, chacun se débrouille, autant dire qu'il se produit par moments un certain sentiment de " par où je passe ?" dans cet univers entièrement minéral !
ça peut être un jeu , mais pour ma part, j avais pas prévu de mettre 3h pour la brêche et 2 de plus pour le sommet! et 3h pour descendre à Oredon légèrement cuit et saturé de pierraille et avec une bonne béquille sur la cuisse due à une rencontre avec un gros caillou (ça ne facilite pas la souplesse de la gambette !)
Mais à part ça , paysages magnifiques et spectacle au sommet !
une jeune dame, novice en montagne, venait de terminer l'arête des 3 conseillers avec son mari et un guide, s'assoit à coté de moi (là où il y avait une place, pas pour mon charme !) et s'épanche sur ces peurs ressenties sur cette arête ! il se pourrait que ce soit la première et dernière fois qu'elle le suive !
Au refuge d'Oredon , archiplein, pas besoin de marchand de sable pour moi !
Dimanche, les cuisses sont dures comme du bois, et je choisis l'option light pour monter au refuge du Bastan: pas de détour par les lacs derrière Aumar, trop long, je digère les cailloux !
et je me retrouve au lac sous le refuge vers midi ! après tout c'est dimanche, il fait super beau et la tentation est là de prendre un petit bain ... hum...je prends la température de l eau avec ma montre (et oui ça ne fait pas que donner l'heure !) : 16° ! ouahh ! je bats en retraite ! bon déjeuner et sieste sont un meilleur programme
Au refuge du Bastan, archiplein lui aussi , on m'avise que je dors dans la tente! oups ! quelle température la nuit ? 9° bon ça ira ! c'est que je n ai pas pris de gros duvet moi, je n ai que ma version light été pour dormir dedans.
Après cette journée cool, reste à rentrer en passant par le pic du Bastan, esquissé avec les jeunes il y a 3 ans. A l'époque j'avais jugé la dernière partie trop risquée pour eux; je confirme: cailloux pas très stables et un peu d'air !
d'ailleurs je laisse mon sac en bas du dernier ressaut et continue la trace avec batons mais les laisse ensuite avant le sommet, quand les 2 mains sont nécessaires
belles vues au sommet puis descente prudente et ... mes batons?... ils sont plus bas !...si bas ... non! je remonte... tiens quelqu'un qui monte... si vous voyez des batons... non pas si haut !....je redescends plus bas.... et si je les retrouvais pas !...avec ma béquille mais sans batons la descente 1300m plus bas va être sportive !... allez je remonte en haut !...ouf ils étaient presque au sommet !
la vue est superbe sur tous les lacs ou j'aurais pu passer hier et sur la suite de l'itineraire
je descends vers le beau lac supérieur et y déjeune
je filtre de l eau avec peine: non ! mon filtre marche très bien mais ma béquille m'empêche de m accroupir ! je grimace de douleur et rigole en meme temps en pensant aux pècheurs, à 30m, qui doivent rigoler de me voir gigoter !
ok ! dernier petit col et 1000 m de descente dans une très belle vallèe sauvage
encore une belle journèe, avec ses émotions et ses aventures, mais que c'est beau la montagne (quand il fait soleil !)
et quelques images dans la video qui retrace la balade :